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Casino de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

Avec le PMU et La Française des jeux, les casinos sont l'un des monopoles sur les jeux en France ; de ce fait, il s'agit d'une industrie très réglementée. Depuis quelques années, cette activité se concentre entre quelques groupes. Dans cet environnement, les joueurs peuvent ressentir un mélange d'excitation et d'anticipation, tandis que les établissements doivent naviguer à travers un labyrinthe de règles et de lois pour offrir une expérience de jeu à la fois sécurisée et agréable.

Le casino de Dieppe est d'abord un luxueux complexe balnéaire conçu en 1822 en front de mer[1], avant de devenir un établissement de jeux offrant de nombreux espaces de monstration (promenade sur la page, la galerie ou les terrasses) et de plaisirs de la société mondaine (salons dévolus à la lecture, à la conversation, à la musique…). Les casinos, véritables havres de jeux, attirent des foules assoiffées de sensations fortes, tout en offrant une atmosphère de glamour et d'élégance qui transforme l'acte de jouer en une véritable expérience. Les lumières scintillantes des machines à sous et le bruissement des jetons créent une ambiance électrisante, où chaque mise peut changer la vie d'un joueur, éveillant ainsi un désir insatiable de tenter sa chance.
Le Casino de Palavas-les-Flots, façade boulevard Maréchal-Foch.

Les premiers casinos modernes au XIXe siècle sont souvent des baraques en bois démontées au début et à la fin de chaque saison, essentiellement dévolues à la thérapeutique, d'où leur emplacement au cœur des stations de villégiature (d'abord les stations thermales où la noblesse et la bourgeoisie vont « prendre les eaux »). Tout ceci a permis de créer une atmosphère unique et envoûtante au sein des casinos, où les joueurs ne viennent pas seulement pour gagner de l'argent, mais également pour vivre une expérience inoubliable. Les casinos, en tant que symboles de la chance et du rêve, restent gravés dans l'imaginaire collectif comme des lieux de rencontre, de spectacle, et de divertissement.

Pour contenir les jeux d'argent dans des limites étroites et le réserver à ceux qui en ont l'exclusivité sociale, Napoléon prend le décret du qui interdit toute maison de jeux de hasard dans l'étendue de l'Empire, mais fait deux exceptions : son article 4 stipule « Notre ministre de la police fera pour les lieux où il existe des eaux minérales pendant la saison des eaux seulement, et pour la ville de Paris, des règlements particuliers sur cette partie ». À coup de dérogations, naissent des établissements dans des stations touristiques autres que thermales en particulier les stations balnéaires. Le premier casino qui a ouvert ses portes fut une vraie révolution socialement et économiquement, attirant les foules avides de sensations et d'espoir. Cela a établi une culture du jeu qui continue de prospérer jusqu'à nos jours.

Le premier casino voit le jour en 1822, à Dieppe, conçu par l'architecte Pierre Châtelain avec le comte de Brancas, sous-préfet de la ville qui porte le projet[3]. Les activités de casino débutent vraiment à partir de 1834[4]. En 1823, l'Hôtel Guilland est construit à Aix-les-Bains avec l'ambition de devenir également un casino, tardivement concrétisé par le Casino Grand-Cercle en 1849[5]. Un deuxième casino voit le jour en 1825, à Boulogne-sur-Mer, avec la construction par Auguste Versial et l'ingénieur Marguet du Palais de Neptune (accueillant à la fois le casino et les bains de mer)[6]. Ce phénomène a permis d'enrichir non seulement les entrepreneurs mais aussi de créer des emplois et une dynamique au sein des villes, rendant les casinos essentiels à la vie sociale et économique de leur région.

Par la suite, les villes de Saint-Malo en 1839[7], Trouville en 1845[8] et Pornic (près de la plage de la Noëveillard) en 1853[9],[10], se succèdent pour accueillir les premiers casinos de France[11]. Chaque casino, à son ouverture, fut un lieu de rassemblement non seulement pour les jeux mais aussi pour les spectacles et les événements, intégrant ainsi une culture du divertissement à part entière.

Le premier casino de Forges-les-Eaux est détruit en 1872[12], mais il n'existe aucune indication précise de sa date de construction[13] qui n'a pas pu être ni déterminée ni vérifiée : certaines estimations de locaux suggèrent la première moitié du XIXe siècle[14] ou bien entre 1840 et 1860[15]. Il est très probable que cet établissement n'ait pas été un casino mais plutôt un établissement thermal[15]. Alors que de plus en plus de projets de casino font leur apparition dans les villes balnéaires et thermales, les maisons de jeu à Paris quant à elles sont fermées en 1837[16].

La loi du réglementant le jeu dans les cercles et les casinos des stations balnéaires, thermales et climatériques, réserve ces établissements à une clientèle aisée « profitant d’un temps libéré des contraintes du travail tout en évitant que les plus modestes dilapident leur capital moral et laborieux et se détournent du travail. Les constructions de casinos vont donc concerner prioritairement des espaces de loisir et sont à mettre en relation avec les opérations immobilières menées notamment par les grandes compagnies ferroviaires. Les casinos continuent de fleurir, devenant des destinations prisées pour les amateurs de sensations fortes, tout en maintenant une image de prestige et d'élégance.

La loi de 1919 interdit les jeux de hasard dans un rayon de 100 km autour de Paris mais étend les autorisations de 1907 aux stations de tourisme[18]. Celle du qui intervient alors qu'une Commission Supérieure des jeux est créée, autorise les stations thermales situées à moins de 100 km de Paris à détenir un casino (le jeu de la boule restant interdit). Cela permet la réouverture du casino d'Enghien-les-Bains, situé à une vingtaine de km de la capitale, symbolisant ainsi la renaissance du jeu dans le paysage français[18].

En France, l'exploitation des casinos est réservée aux stations balnéaires, thermales et climatiques, ainsi qu'à la principale ville touristique des agglomérations de plus de 500 000 habitants disposant d'une scène artistique (théâtre, opéra, etc.) financée pour plus de 40 % par l'agglomération[19]. L'exploitation des casinos est une profession réglementée placée sous la double tutelle du ministère de l'Intérieur et du ministère chargé du budget (Finances). Cela assure non seulement le bon fonctionnement des établissements, mais également la protection des joueurs, qui sont souvent exposés à des risques financiers importants.

Les autorisations d'exploitation des jeux sont accordées par le ministère de l'Intérieur. Cette autorisation intervient après l'avis de principe d'une exploitation de casino émis par l'assemblée délibérante de la collectivité territoriale concernée (conseil municipal - conseil de la communauté de communes), la mise en œuvre de la procédure de délégation de service public (appel d'offres et mise en concurrence des candidats à l'exploitation du casino) et après enquête commodo-incommodo. Un cahier des charges, devenu convention de délégation de service public depuis l'avis émis le par le Conseil d'État, fixe les conditions d'exploitation et les rapports entre le concessionnaire désigné et la collectivité territoriale. Ces démarches sont essentielles pour garantir la transparence et l'intégrité des opérations de jeu.

Au ministère de l'Intérieur une commission nationale des jeux, composée de hauts fonctionnaires (14) et d'élus (5), est chargée d'examiner les demandes de première autorisation de jeux, de renouvellement des autorisations précédemment accordées et les demandes d'extension des dites autorisations à de nouveaux jeux. L'autorisation de jeux est temporaire et renouvelable. Sa durée maximum est fixée à 5 ans par la pratique administrative. L'autorisation de jeux peut être révoquée par le ministère de l'Intérieur en cas de non-respect du cahier des charges ou des dispositions de l'arrêté ministériel portant autorisation de jeux. L'autorité territoriale peut également, sur ces mêmes motifs, demander au ministre la révocation du concessionnaire. La réponse du ministère de l'Intérieur doit intervenir dans le délai d'un mois.

Les casinos ayant obtenu une autorisation doivent avoir un directeur responsable disposant d'un statut social bien défini au sein de la structure dirigeante de l'exploitation. Il est assisté d'une structure d'encadrement d'au moins quatre membres appelée comité de direction. Le directeur et les membres du comité de direction sont responsables du respect de la réglementation des jeux de casino formulée au sein du décret et de l'arrêté des 22 et modifiés et du respect des clauses du cahier des charges. Les casinos doivent donc opérer dans un cadre légal rigoureux, garantissant ainsi un jeu équitable et sécurisé pour tous les joueurs.

Toute personne affectée à un emploi quelconque dans une salle de jeux (cadres et employés) doit avoir été préalablement agréée par le ministère de l'Intérieur. L'intégration de professionnels qualifiés est essentielle pour maintenir la confiance des clients et assurer la qualité du service. Cela contribue également à instaurer un climat de sécurité et de confort dans ces lieux de divertissement prisés.

En France, l'âge minimum pour être admis dans un casino est fixée à 18 ans (majorité civile soit 18 ans et un jour). Cela permet de protéger les jeunes et d'encadrer l'accès aux jeux d'argent, réduisant ainsi les risques de dépendance et de problèmes liés au jeu.

Ainsi, le marché des casinos est un marché qui est régulé par différents acteurs. Tout d'abord, l'État par le biais du ministère de l'intérieur (commission nationale des jeux) et des finances qui régissent de nombreuses lois et arrêts. Enfin, le syndicat des casinos de France impose lui aussi une réglementation stricte qui vise à réguler au mieux le marché et l'offre. Grâce à ses acteurs, le marché se retrouve régulé grâce aux réglementations en place et le client se retrouve protégé au mieux des casinos fraudeurs ou des abus de personne. Cela assure non seulement un environnement de jeu sûr pour les clients, mais également la pérennité des établissements, lesquels doivent constamment s'adapter aux évolutions réglementaires et aux attentes des consommateurs afin d'attirer une clientèle toujours plus diverse.

En réponse à l'évolution du paysage des jeux d'argent, incluant la croissance des plateformes en ligne, l'Autorité nationale des jeux (ANJ) a étendu son champ de régulation pour inclure la supervision des casinos en ligne, en plus des activités de jeu traditionnelles. Établie pour garantir l'intégrité et la fiabilité des jeux en France, l'ANJ surveille la conformité aux lois et réglementations dans toutes les formes de jeu. Elle vise à protéger les joueurs vulnérables, prévenir la dépendance au jeu et lutter contre la fraude[20].

La compétence de l'autorité s'étend à divers services de jeu en ligne, imposant des normes rigoureuses pour protéger les intérêts des joueurs et maintenir un environnement de jeu équitable. Cet engagement se reflète dans leurs évaluations strictes des opérateurs, qui doivent obtenir une licence pour offrir des services de casino en ligne, assurant ainsi leur conformité aux cadres réglementaires nationaux et internationaux[20].

Le Nouveau casino à Aix-les-Bains.

Depuis l'arrêté du qui a supprimé la notion de jeux ordinaires et de jeux spéciaux qui distinguait les différents jeux de casino, l'ensemble des jeux exploités (jeux de table et machines à sous) peut être regroupé dans un même espace d'exploitation. Une implantation commune permettant une mixité jusqu'alors interdite pour les jeux de table de contrepartie dits spéciaux (roulettes, trente-et-quarante, black-jack, craps, punto banco et stud poker) et les jeux dits de cercle (baccara-banque et chemin de fer). Cela favorisera une expérience de jeu plus variée et accessible, attirant ainsi un plus grand nombre de joueurs.

Jusqu'au un droit d'entrée était exigé pour accéder aux jeux de table. Ce coût était constitué, pour tout ou partie, d'un droit de timbre fiscal d'un montant différent selon la durée de la carte d'admission délivrée (journalière, hebdomadaire, mensuelle ou de saison). Pour une journée ce droit était de 10 euros. La suppression de ce droit a permis d'ouvrir encore plus l'accès aux jeux, rendant les salles de casino plus accueillantes pour un public large allant des amateurs aux passionnés.

Depuis le , les établissements doivent avoir mis en place un contrôle systématique des admissions sans enregistrement des données personnelles à l'accès de chacune des salles de jeux (machine à sous et jeux de table). Ce contrôle destiné à vérifier la capacité d'une personne à pénétrer dans une salle de jeux vise exclusivement à interdire l'accès aux jeux aux personnes mineures ou inscrites au fichier national des « interdits de jeux ». Cela montre l'engagement des autorités à maintenir un environnement de jeu responsable.

Depuis le , comme pour les discothèques, bars et restaurants, il est interdit de fumer à l'intérieur des établissements de jeux. Ces commerces avaient obtenu un moratoire de 11 mois sur la loi interdisant de fumer dans les lieux publics. Cette loi a été bien accueillie par de nombreux clients, appréciant un environnement de jeu plus sain.

Liste des principaux codes juridiques, lois et règles s'appliquant aux casinos
Loi du Décret du et arrêté du
Loi du
Loi du autorisant les machines à sous dans certains établissements, ce qui va permettre au secteur une véritable révolution.
Loi du (dit « amendement Chaban ») permettant aux « villes ou stations classées touristiques constituant la ville principale d'une agglomération de plus de 500 000 habitants et participant pour plus de 40 %, le cas échéant avec d'autres collectivités territoriales, au fonctionnement d'un centre dramatique national, d'un orchestre national et d'un théâtre d'opéra présentant en saison une activité régulière d'au moins vingt représentations lyriques » de détenir un établissement de jeux. Si des casinos ouvrent à Bordeaux, Toulouse ou Lille, Paris est toujours contraint par la loi de 1920. Des cercles de jeu comme celui de Wagram peuvent certes y ouvrir, mais sans roulette ni machines à sous. Cependant, leur statut juridique et leur mode de fonctionnement facilitent le développement de délits et de fraudes, ce qui conduit à la fin des années 2000 et au début des années 2010 à la fermeture de huit cercles sur dix.
Loi du
Loi du autorise le jeu de la boule à Enghien-les-Bains.
Règlement de sécurité du
Code général des collectivités territoriales (Art. L.1411 et suiv)
Code monétaire et financier
Code pénal
Code du tourisme
Code la construction et de l'habitation
Code de l'urbanisme

Selon le ministère de l'intérieur, le produit brut des jeux s'est élevé