
Classement des casinos en France
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Des hackers ont trouvé la méthode pour pirater des machines à sous dans les casinos. Originaires d'Europe centrale, ils agissent partout en France à l’aide de leurs smartphones.
Imaginez un instant un réseau d'escrocs audacieux, armés de rien d'autre que de leurs smartphones, qui parviennent à contourner les systèmes de sécurité des casinos les plus réputés. Ces malfaiteurs, souvent basés en Europe centrale, ont mis au point une technique astucieuse permettant de manipuler des machines à sous à l'insu des autorités. Le casino d’Enghien-les-Bains, par exemple, a connu une sombre soirée l’année dernière lorsqu'un homme d’une cinquantaine d’années a été arrêté après avoir accumulé des gains faramineux de 12.000 euros en une seule nuit. C'est un coup d’éclat qui a jeté un froid dans l’ambiance pourtant festive des lieux de jeux. Lors de son procès, il a été révélé qu'il utilisait un logiciel élaboré pour déclencher des gains sur les machines, presque comme s'il avait un accès privilégié à leurs mécanismes internes.
Les machines à sous d’aujourd’hui, loin des anciens modèles à levier, se basent sur des algorithmes complexes. Ces algorithmes, soigneusement surveillés par les autorités de régulation, sont censés garantir un certain taux de retour aux joueurs. Mais pour ces hackers, cette technologie est une porte ouverte, une opportunité d’exploiter des failles pour augmenter les probabilités de gains. Des experts tels que Matthieu Escande, avocat spécialisé en jeux d’argent, expliquent que ces méthodes de piratage ressemblent à celles utilisées pour voler des informations bancaires via des systèmes sans contact. Pour comprendre comment ces hackers réussissent à tromper ces machines, il faut aussi se pencher sur les taux de redistribution qu’elles doivent respecter.
"Semblable au piratage des cartes bancaires"
Selon Matthieu, il est tout à fait possible pour ces malfaiteurs d’influencer les signaux émis par les machines à sous, permettant ainsi de manipuler les résultats en leur faveur. Par exemple, un hacker peut, grâce à son smartphone, émettre des ondes plus puissantes que celles émises par l'algorithme de la machine, changeant ainsi le jeu à son profit. Cela ne fait que renforcer leur stratégie, qui s’approche de cette pratique sournoise de piratage à distance que l’on voit souvent dans le monde bancaire.
Les machines à sous sont particulièrement vulnérables car elles attirent les joueurs cherchant à réaliser des gains conséquents. L’idée est de maximiser les chances de gagner, en jouant de manière optimale, tout en exploitant les failles des systèmes. Les casinos, selon la législation française, doivent respecter des normes strictes en matière de redistribution des gains. Le taux de redistribution au joueur (TRJ) est crucial, car c’est ce qui détermine la somme d'argent qui sera restituée aux joueurs. En général, un TRJ de 95% signifie qu’un joueur qui mise 10.000 euros sur le long terme devrait récupérer 9.500 euros, avec les 500 euros restants allant à l’établissement.
Ces chiffres sont bien plus attractifs que ceux des jeux de grattage, par exemple, qui ne redistribuent en moyenne que 59% des mises. Ce qui attire encore plus les hackers, c'est l'idée de manipuler le TRJ, qui peut varier entre 85% et 95%. En créant des interférences sur les machines, un hacker peut tenter de dépasser 100% de TRJ, augmentant ainsi considérablement ses chances de gains.
100% gagnant
L'illégalité de ces pratiques est évidente, mais cela n’empêche pas ces hackers de s’y engager avec audace. Comme l’explique Me Escande, ces manipulations rendent le joueur "gagnant à tous les coups", puisque le casino ne prélève pas d’argent sur leurs mises. Toutefois, il souligne également que cette méthode comporte des risques élevés. En effet, avoir un gain de 12.000 euros en une seule soirée ne passe pas inaperçu, surtout si les gains se répètent. Le casino, conscient des habitudes de jeu, pourrait alerter la police des jeux, et un joueur qui gagne régulièrement pourrait rapidement attirer l’attention.
L’enquête menée par Le Parisien a mis en lumière l'existence d'une mystérieuse organisation criminelle qui orchestrerait ces escroqueries. Issue de pays réputés pour leur expertise en hacking, cette organisation affiche un intérêt particulier pour les jeux de hasard, un secteur jugé lucratif par le crime organisé. Selon les rapports, ces pratiques ne sont pas isolées mais font partie d’un plan plus vaste pour exploiter les failles des systèmes de jeux. Ainsi, les machines à sous continuent de fasciner autant les joueurs que les hackers, dans un jeu de chat et de souris où seuls les plus rusés peuvent espérer l'emporter.
(source : bfmtv.com/Willem Gay)